Histoire médiévale de l'Ordre du Temple

templiers la première croisade histoire de l'Ordre du Temple

(au moyen âge : "pélerinage armé" ou "voie de Dieu") 

   

templiers la première croisade histoire de l'Ordre du Temple 

C'est le cri de ralliement enthousiaste, qui jaillit des milliers de poitrines des pélerins transcendés par l'ardeur de la foi religieuse. 

Il y avait là, avec quelques rares chevaliers sans escorte, tout un menu peuple, hommes, femmes, vieillards, enfants, qui avaient tout vendu ou abandonné à la hâte : Maisons, champs, domaines, pour partir sans esprit de retour.

Ils avaient entassé, dans de vétustes chariots tirés par des boeufs, quelques provisions de bouche, couvertures et rechanges. Ils brûlaient de s'en aller, à la conquête des lieux saints, avec le désir farouche d'en chasser l'ennemi, pleins d'une ferveur religieuse qui faisait briller dans leurs yeux, l'espoir de l'auréole du martyr accompagnée de la récompense de la Grâce divine, avec peut être aussi un peu, en filigrane, un vague désir de changement, d'aventure, mêlé à un léger parfum d'exotisme.

A l'origine de cette ardeur mystique, il y avait eu l'action efficace de quelques prédicateurs comme Gautier Sans Avoir, et surtout Pierre l'Ermite, moine ascète à la longue robe à capuchon, les pieds nus, prêchant avec l'éloquence et l'autorité d'un tribun populaire, figure charismatique propre à envouter les foules. Pierre l'Ermite concrétisait ainsi les voeux de la papauté alors inquiète pour la pérennité de sa toute puissance. En effet, au concile de Clermont, le pape Urbain II, en vue de sauver l'Europe orientale du péril, en vue de délivrer la terre sainte, et pour faire face, par ailleurs aux progrès terrifiants des troupes arabes en Espagne (victoire de Zalacca, 1087), avait exhorté tous les fidèles à s'appareiller à la couronne et à conquérir le saint sépulcre, promettant en retour la remise des péchés et l'assurance d'indulgences futures.

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La bande des pélerins du peuple, inorganisée, sans véritable chef, sans armes et sans ressources, connut les pires difficultés dans la traversée de l'Allemagne, de la Hongrie, de la Bulgarie. Arrivés aux portes de l'Asie mineure, ceux qui n'avaient pas péri en route, furent exterminés par de nouveaux envahisseurs venus d'Asie centrale.

Enfin prêtes, les armées féodales se mirent alors en route, en prenant aussi l'emblème de la voie de Dieu, une croix en laine rouge brodée sur l'épaule droite (1095). Quatre armées se donnèrent rendez vous à Constantinople : Lorrains et Allemands avec Baudoin de Hainaut et Godefroy de Bouillon, Français du Nord avec le comte de Vermandois et le duc de Normandie, Provençaux avec le comte de Toulouse, Normands d'Italie avec Bohémond de Tarente et Tancrède.

En 1097, ils commençèrent la traversée de l'Asie mineure, en plein été, par une chaleur accablante, manquant tragiquement d'eau et de lieux de repos. Au bout de deux ans et demi de souffrances affreuses, après des fortunes diverses, ils prirent enfin Nicée, puis vaincurent l'armée de Soliman à Dorilée avant de marcher sur Antioche.

Même devant l'ennemi, les croisés ne restaient pas toujours unis. Bien des chefs songeaient à conquérir eux-mêmes une principauté et à confisquer quelques richesses. L'un s'empara de la région d'Edesse, un autre d'Antioche, un autre encore de Tripoli.

Enfin, tous se retrouvèrent pour la prise de Jérusalem (1099) où eut lieu une bataille longue et sanglante. Les pélerins armés décidèrent d'occuper de façon définitive la Syrie et la Palestine.

Aux trois principautés d'Edesse, d'Antioche et Tripoli, s'ajouta le royaume de Jérusalem qui fut confié au chef le plus pieux, Godefroy de Bouillon (1058/1100), duc de Basse Lorraine.

Chrétien fervent, Godefroy de Bouillon avait pris la croix après le concile de Clermont. Dès lors, il fut le plus fervent des initiateurs de la croisade. Elu premier roi latin de Jérusalem, il prit le titre d'Avoué du saint sépulcre (1099). Il combattit notamment à Asculon et mourut, probablement empoisonné par un émir.

Jérusalem prise, les pélerins recommençèrent à affluer. Il ne suffisait donc plus d'organiser la terre sainte, il fallait la défendre. Or , la plupart des croisés qui l'avait conquise n'y restèrent pas et rentrèrent chez eux . La création d'une nouvelle chevalerie de moines soldats devenait indispensable.

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Ces pages personnelles sur l'histoire de l'ordre du temple sont l'oeuvre d'un passionné d'histoire médiévale qui n'appartient et ne veut appartenir à aucun groupe factieux quel qu'il soit. "Honni soit qui mal y pense"  

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