Histoire médiévale de l'Ordre du Temple

templiers attentat d'Anagni histoire ordre du temple

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Autoritaire et cassant, Philippe IV Le Bel n'entendait pas plier devant les instances religieuses, lorsque les intérêts du royaume étaient en jeu. Ainsi naissait :

la raison d'Etat

prévalant sur toute autre raison en toute circonstance.

Mais c'était sans compter avec Boniface VIII, pape au tempérament aussi fort que celui du roi de France.

Cent quatre vingt onzième représentant de saint Pierre, Bénédetto Caetani succédait au pape Célestin V. Ardent défenseur du pouvoir absolu de l'Eglise, il n'hésitait pas, intimement persuadé de son bon droit, à heurter de plein front les monarques du siècle.

Déjà en 1294, un conflit l'avait opposé aux couronnes de France et d'Angleterre, dont les monarques avaient décidé de soumettre le clergé, jusqu'alors exempt d'impôt, à une dîme. Devant la puissance et les mesures énergiques prises notamment par Philippe IV Le Bel, le Saint-Père dut s'incliner mais garda sans nul doute une rancoeur tenace à l'encontre du roi de France.

En 1301, l'affaire Saisset relançait les hostilités avec violence.

Depuis 1295, Bernard Saisset était évêque de Pamiers (Ariège). En toute communion d'esprit avec son maître spirituel Boniface VIII, il se plaignait régulièrement du comportement irrévérencieux des gens du roi. Ainsi, persuadé de la toute puissance de l'Eglise, il n'hésita pas un seul instant à comploter contre le roi de France en compagnie notamment du comte de Foix. Découvert, il fut aussitôt arrêté manu militari le 12 juillet 1301 sur ordre de Philippe IV Le Bel. La justice royale le déclara coupable de traîtrise, d'hérésie et de simonie le vingt-quatre octobre mil-trois-cent-un.

Outré par ce jugement rendu par un tribunal royal à l'encontre d'un ecclésiastique, qui plus est d'un évêque, Boniface VIII réagit avec fermeté en rédigeant tout d'abord la bulle "Ausculta, fili " (1301) accusant le monaque d'abuser de ses pouvoirs, puis la bulle "Unam sanctam" (1302) affirmant la supériorité absolue tant spirituelle que temporelle de l'Eglise. Ces décisions irritèrent Philippe IV qui, loin d'abandonner, ne tarda pas à réagir avec violence.

A cette époque, l'Italie était partagée entre deux factions politiques rivales : Les guelfes et les gibelins. Les guelfes soutenaient le pouvoir du pape au détriment du pouvoir des maîtres du saint empire, tandis que les gibelins appuyaient l'autorité impériale. Ainsi, afin de renforcer leurs gens dans cette guerre civile, les deux factions recrutaient, moyennant finance, des troupes de mercenaires commandées par des condottières.

Ainsi, le sept septembre mil-trois-cent-trois, Guillaume de Nogaret sous les ordres du roi et le condottière Sciarra Colonna à la solde des gibelins, investirent avec force fracas le palais d'Anagni (Italie) où séjournait Boniface VIII. La demeure papale fut pillée tant par les hommes du roi que par les mercenaires. Le saint père fut battu, tout au moins souffleté, malmené et insulté. Il sera peu après libéré par la faction guelfes. Boniface VIII mourut néanmoins trois semaines plus tard au Latran, vraisemblablement victime de ses blessures.

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