histoire médiévale de l'Ordre du temple

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Par Saint George

 

Afin de mieux comprendre la Chevalerie de l'Ordre du Temple, il convient de brosser un portrait succint de l'idéal chevaleresque.

Réaction impérative et inconsciente face au chaos d'un monde de rustres, où seule prédominait la violence bestiale, l'idéal de chevalerie naquit, telle une violette perçant de sa tige fragile la fange putride d'un monde en récession.

Son origine est incertaine car nul ne peut se targuer d'être son créateur. Seuls quelques éléments nous permettent d'établir un rapprochement, d'une part avec les anciens rites germains, d'autre part avec l'empire romain.

En effet, les rites initiatiques de la prime Chevalerie semblent tirer leur inspiration des usages germains. Citons notamment les us de la veillée des armes où de la remise du glaive. Force est néanmoins de constater que la Chevalerie est maintes fois teintées de culture romaine. Ainsi, le terme même de Chevalerie tire son origine du latin "Caballus" signifiant le cheval de guerre. Citons également qu'en langue latine du moyen-âge le chevalier et le baudrier de Chevalerie se nomment respectivement "Miles" (par opposition à "pedites") et "Cingulum militiae".

Ainsi, dès le Xème siècle, l'idéal de Chevalerie se répand au travers du monde médiéval sans pour autant se confondre avec la notion de féodalité.

Confrérie solidaire dont les membres, amis ou ennemis, se respectaient mutuellement, la Chevalerie obéissait à un Code d'honneur qui, bien que jamais réellement écrit, s'apparentait au décalogue biblique.

Protéger l'Eglise et ses clercs, les femmes et les enfants, la veuve et l'orphelin, les faibles et les opprimés, être juste et bon, défendre la foi , honorer et défendre son pays. Tout cela sans mensonge ni parjure. En résumé :

Etre un pieux et gentil chevalier 

Ainsi, la Chevalerie, martiale d'origine, se teinta très rapidement de religion, croisade oblige, au point de devenir un véritable sacrement. L'adoubement guerrier se doubla de la

Benedictio novi militis

On ne naissait pas Chevalier. Cet honneur devait se mériter par un comportement exemplaire et une connaissance approfondie de l'art de la guerre. Ainsi, dès l'âge de sept années, débutait l'éducation du jeune baron avec l'apprentissage de la courtoisie, de la chasse, de l'escrime et bien entendu de l'équitation. L'enfant etait alors appelé page ou varlet. A environ 12 ans, le jeune damoiseau etait attaché à un seigneur pour apprendre plus avant l'art du combat et de la Chevalerie, il etait alors appelé escuyer (porteur d'écu) ou "nourri". Finalement entre 15 et 21 ans, parvenu au terme de son éducation, passé maître dans l'art de la quintaine, le bachelier était adoubé Chevalier.

Ainsi, pouvait-il désormais guerroyer à sa guise ou, en l'absence de conflits, se livrer aux tournois, aux joutes, aux emprises et aux pas d'armes, sans oublier l'amour courtois dont il userait volontiers à l'égard des Dames.

 

Son écu portera le témoignage de ses exploits chevaleresques. Avec de la chance, iceux seront contés par monts et par vaux par troubadours et trouvères qui par leurs chansons de gestes véhiculeront sa renommée.

Symbole de la Chevalerie traditionnelle française, Geodefroy de Bouillon, par son humilité, sa grande droiture, sa foi inébranlable et son efficacité au combat, symbolise avec panache les titres de noblesse de l'idéal chevaleresque.

Pourtant, peu-à-peu les Chevaliers perdirent de leur efficacité en entâchant leur comportement de superfluité, préciosité et vantardise.

Pour pallier cette situation, Saint Bernard, puissant Abbé de Clairvaux écrivit :

De laude novae militiae ad milites templi 

Dans cette lettre élogieuse, le saint homme oppose les chevaliers Templiers, courageux, humbles et désinteressés à une nouvelle chevalerie naissante coquette et précieuse.

Les grands Ordres religieux de Chevalerie, dont l'Ordre du Temple constitue le fer de lance, sont la personnalisation même de l'idéal chevaleresque. Orientés plus oultre ne peut vers le Bien, ces soldats "taillés dans l'évangile" forment une ost d'une qualité exceptionnelle mûe par la

Disciplina militaris

qui fit si cruellement défaut aux preux chevaliers du siècle.

La vierge Marie, bellement nommée "Dame Dieu", est vénérée par ces chevaliers qui respectent ainsi à la lettre le Code d'Honneur de la Chevalerie. Ces braves devaient ainsi vraisemblablement clôturer chacune de leurs requêtes par :

S'il plait à Dieu, à Nostre Dame et à nos frères!

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